Circuit de découverte : l’Inde et ses dispositifs anti braconnages

Si le réchauffement climatique est considéré comme le véritable effet néfaste des activités de l’homme, la disparition de certaines espèces est aussi une conséquence à ne pas délaisser. Le braconnage fait partie de ces pratiques qui ne font que dégrader les richesses de la faune et de la flore mondiale. Pour pallier ce problème, chaque État adopte des initiatives. En Inde, des mesures radicales ont été décidées et sont même à prendre en compte pour ceux qui prévoient de séjourner quelque temps sur les territoires du Sous-continent.

Les gardiens sont désormais autorisés à tuer les braconniers

La faune de l’Inde est réputée pour sa diversité. Mais les rhinocéros et les tigres sont, en quelques années, devenus victimes d’un braconnage massif. Tandis que les premiers sont recherchés en raison de leur corne qui vaut de l’or, les seconds se font tuer pour leur très chère fourrure, leurs dents et même leurs os.
Actuellement, ces espèces sont en voie de disparition puisqu’on en compte plus quelques vingtaines de milliers d’individus (alors qu’il y aurait dû y avoir des millions) dans le monde selon les résultats des dernières statistiques. La lutte contre le braconnage a déjà été enclenchée depuis des années. La situation ne semble pas pour autant s’améliorer. Les aventuriers constateront durant leur voyage sur mesure en Inde que les autorités ont donc mis en place de récents dispositifs pour plus d’efficacité.
L’autorisation qui permet aux gardiens de tuer les braconniers en fait partie. Le gouvernement a quand même précisé qu’il est possible de demander aux malfaiteurs de s’expliquer et de communiquer des informations avant de les abattre. La règle s’applique surtout dans les réserves classées au patrimoine mondial de l’UNESCO comme le parc national de Kaziranga. Le mieux serait donc de se faire accompagner par un guide quand on veut visiter ces lieux touristiques.

Renforcer les pratiques pour mieux lutter contre le commerce d’espèces sauvages

Les données fournies par l’ONG pour la protection de la faune sauvage de l’Inde (WPSI) parlent d’elles-mêmes. Le braconnage a pris une certaine ampleur en Inde pendant ces cinq dernières années. La contrebande d’animaux est devenue une branche organisée et semble s’étendre aussi bien au niveau national qu’international. Les tigres, les léopards et les rhinocéros unicornes sont les plus prisés sur le marché noir de la faune sauvage. Une corne peut, par exemple, se vendre jusqu’à plus de 5 000 euros les 100 grammes. La gravité de la situation explique les mesures draconiennes que les autorités locales ont prises récemment.
Un circuit de découverte en Inde sera aussi l’occasion d’en apprendre davantage sur les autres pratiques et les sorts que les responsables réservent aux braconniers. Durant leur safari à l’intérieur des réserves sauvages, les aventuriers sauront que les brigades canines ont déjà été créées en Inde. Il s’agit de ces maîtres qui, accompagnés de leurs chiens, peuvent détecter en quelques minutes l’existence de produits animaliers illégaux. Ces forces antibraconnages sont déployées sur l’intégralité du territoire et notamment dans des régions très conservées comme de Maharashtra, d’Assam, de Tamil Nadu, et d’Uttarakhand.
Les autorités ne vont pas s’arrêter là si on en croit les responsables des parcs et réserves locaux. Elles constatent en effet que la demande de l’ivoire s’est accrue sur le marché mondial entraînant une forte activité de braconnage ciblant les éléphants en Inde. Les malfaiteurs ont même appris à concevoir de nouveaux pièges (fabrication artisanale, dispositifs par électrocution ou autre). Qui plus est, un autre mammifère, le Pangolin, vient aussi d’entrer en scène rendant le travail de suivi des rangers encore plus difficile. Des ateliers de formations des agents responsables sont donc continuellement organisés afin de renforcer les pratiques.